Réduction des risques. S’accommoder ou s’affranchir de la loi? (Prospective Jeunesse 79)

En Belgique, les budgets publics « drogues » restent très largement alloués au volet sécuritaire, au détriment des questions de santé. Face à des produits interdits mais consommés, la Réduction des Risques est aussi nécessaire que précaire, sans cesse questionnée sur ses intentions, se questionnant sans cesse sur ses marges d’action.

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Quality Nights : le label de bien-être en milieu festif fête ses 10 ans

Du 24 novembre au 3 décembre, les lieux festifs labellisés Quality Nights mettent à l’honneur le label au cours d’un événement : Quality Nigths 10 Years Birthday.

Quality Nights est un label de bien-être en milieu festif qui regroupe des clubs, salles de concert, concepts de soirées et festivals. Ceux-ci prennent soin de leur public en mettant à leur disposition des moyens pour réduire les risques qu’il peut prendre en milieu festif (risques auditifs, consommation, retour à domicile, accès à l’eau gratuite inexistant, relations sexuelles non protégées, etc.).

Créé en 2007 à Bruxelles par l’asbl Modus Vivendi, Quality Nights s’est développé en Wallonie à partir de 2009 et en Flandre dès 2012. Aujourd’hui, il réunit 35 lieux wallons et bruxellois et environ 70 établissements et évènements partout en Belgique (et dans le Nord de la France).

La volonté du label : s’inscrire dans la fête, interpeller sans moraliser. Le tout grâce à des collaborations étroites avec les organisateurs de soirées, les patrons de boîtes et leur personnel. Le label garantit au public des normes de bien-être identiques dans tous les lieux participants. Ces services utiles à la santé sont mis à disposition en permanence :

  • eau gratuite sur demande
  • bouchons d’oreille
  • préservatifs
  • diffusion d’information sur la santé et d’alertes en cas de circulation de produits psychotropes particulièrement dangereux
  • moyens alternatifs de retour à domicile
  • Le personnel des lieux festifs labellisés participe également à une formation qui vise à cerner les risques de santé liés à la fête et à identifier les moyens de les réduire.

Certains services mis à disposition du public sont consolidés grâce à des collaborations avec des partenaires-santé tels que la Mutualité Chrétienne pour les bouchons d’oreilles et la Mutualité socialiste du Brabant pour les préservatifs.

Rendez-vous du 24 novembre au 3 décembre 2017 avec entre autres les concerts de Zola Jesus au Beursschouwburg, de Lydia Lunch au Magasin 4 et de Blondy Brownie et DBFC au Botanique, la Globalicious à la Tricoterie, la Party Harders Night ! au Rockerill et la Strictly Jungle au Reclycl’Art.

Plus d’info : Quality Nights 10 Years Birthday

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Proposition de résolution visant à la mise en place de « StériBornes » en Région bruxelloise

Une proposition de résolution visant à la mise en place de « StériBornes » en Région bruxelloise sera prise en considération mercredi 20 septembre 2017 en séance plénière du Parlement francophone bruxellois. La proposition de résolution est portée par M. Julien Uyttendaele (PS), M. Fabian Maingain (DéFI) et Mme Zoé Genot (Ecolo).

La mise en place de bornes d’échange de matériel de réduction des risques  ou « StériBornes », offre un rôle complémentaire aux structures déjà mises en place, par son accessibilité 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, de manière gratuite et anonyme. Via ces bornes, les usagers peuvent avoir accès à une Stéribox contenant du matériel propre et ceci selon un double procédé d’échange; soit, via un jeton spécifique délivrant le matériel adéquat; soit, via la remise d’un matériel usagé qui, une fois récupéré, permet de recevoir le même matériel.

L’objectif de la mise en place de ces bornes est triple :

  1. Faciliter l’accès au matériel stérile d’injection
  2. Accompagner la dépendance pour ouvrir des opportunités de soins
  3. Réduire les nuisances et l’insécurité

Cette résolution s’inscrit en continuité de la reconnaissance formelle, au niveau régional, de Réduction des Risques en matière de drogues comme stratégie de Santé Publique (2016), ainsi que du renforcement structurel de son financement. Elle rejoint également les recommandations au niveau international (UE, OMS, OEDT) ainsi que locales (action n°12 du Plan drogues 2016-2019 et du Plan bruxellois de Réduction des Risques).

Drogues: après Liège, des salles de shoot demandées à Bruxelles (Belga)

Le gouvernement francophone bruxellois s’est accordé jeudi sur une «étape significative» dans la mise en oeuvre du plan de réduction des risques liés à l’usage des drogues. Deux associations seront reconnues et financées, une démarche qui s’accompagne d’un appel au fédéral à faire évoluer le cadre légal en vue de permettre la mise en place de salles de consommation de drogues encadrées pour le public visé.

Les deux services agréés sont les asbl Dune et Modus Vivendi. Celles-ci pourront renforcer et pérenniser différentes activités, notamment la mise à disposition du matériel stérile d’injection, la diffusion de campagnes et de supports d’information au sujet des risques liés aux différents usages et des moyens pour prévenir ces risques, le développement d’interventions de proximité pour aller à la rencontre de l’usager dans son milieu de vie (travail de rue) et l’habilitation et l’accompagnement d’usagers dans la mise en œuvre des programmes de prévention.

La décision du gouvernement francophone bruxellois est prise à l’initiative de la ministre de la Santé, Cécile Jodogne, qui l’accompagne d’un appel au gouvernement fédéral qui reste compétent pour légiférer en matière de salles de consommation.

«L’approche purement sécuritaire des usages de drogues a montré ses limites et est très onéreuse. Il faut réaffirmer sans cesse l’importance d’une vision pragmatique du phénomène des drogues, qui met la santé des usagers au centre des préoccupations. Le gouvernement francophone bruxellois prend sa part dans la mise en œuvre de cette approche. Cette décision est l’occasion de rappeler que le gouvernement fédéral a également un rôle à jouer, en permettant par exemple la mise en place de salles de consommation à moindres risques. Ce qu’il refuse jusqu’à présent, pour des raisons purement idéologiques», a-t-elle indiqué, citée vendredi dans un communiqué.

A la Chambre, une proposition de loi du député de l’opposition Willy Demeyer (PS) reste pendante alors que la majorité fédérale s’en tient à une politique de «tolérance zéro» en matière de drogues. Visant à permettre la prescription de l’héroïne médicale et la mise en place de salles de consommation encadrées, sur foi de l’expérience liégeoise, la proposition a reçu un certain nombre d’avis positifs de la part des experts du secteur en commission de la Santé. Une enquête est en cours au sein de l’administration de la politique scientifique (Belspo). Faute de consensus, la commission de la Santé n’a pas à ce jour remis d’avis à la commission de la Justice, censée poursuivre l’examen du texte. Il n’y a pas eu d’accord non plus sur cette démarche en conférence interministérielle de la Santé publique selon laquelle les priorités sont ailleurs.

Source : Drogues: après Liège, des salles de shoot demandées à Bruxelles – (sudinfo.be / Belga)

Communiqué de la ministre bruxelloise de la Santé Cécile Jodogne : Le Gouvernement francophone bruxellois mise sur la réduction des risques

International Overdose Awareness Day

Le 31 août, c’est l’International Overdose Awareness Day. L’occasion de rappeler que les politiques drogues actuelles sont inefficaces et que le nombre d’overdoses est en hausse… Pourtant, d’autres options sont possibles. Si on en parlait?

#stopdrugwar #stop1921 #supportdontpunish

A cette occasion, nous vous invitons à relire notre carte blanche publiée fin juin dans Le Monde, Le Temps et La Libre Belgique : Les overdoses sont en hausse. Une mobilisation internationale, européenne, nationale et collective s’impose

Nous vous invitons également à soutenir les campagnes #STOP1921 et Support Don’t Punish

Opérations Boule de Neige en prisons : Modus Vivendi recherche de nouveaux partenaires

L’administration pénitentiaire alloue un budget en 2017 afin de mener des projets en relation avec les assuétudes. Modus Vivendi a déjà été sollicité pour organiser deux opérations « Boule de Neige ». Trois opérations supplémentaires peuvent encore être menées à Bruxelles ou en Wallonie. Modus Vivendi recherche des partenaires locaux pour l’organisation de trois opérations « Boule de Neige » en prison à partir de septembre 2017.

Le projet « Boule de Neige » consiste en une sensibilisation par les pairs et s’organise de la manière suivante : des détenus (ex-)usagers de drogues sont recrutés et formés à des questions de santé (hépatites, VIH-SIDA, infection sexuellement transmissibles, Réduction des Risques liés à l’usage des drogues, …) par des services locaux externes à la prison. Les détenus formés (appelés « jobistes ») vont ensuite effectuer un travail de passation d’information auprès d’autres détenus.

Modus Vivendi cherche donc des partenaires potentiels pour opérationnaliser ce projet dans trois autres prisons en régions de Bruxelles-Capitale et de Wallonie, sous la coordination de Modus Vivendi. Ces services doivent avoir une expertise en Réduction des Risques liés à l’usage de drogues et avoir de préférence une expérience en milieu carcéral.

Pour plus d’information, n’hésitez pas à contacter Valentine Martin (chargée de projets « Boule de Neige » et « Prison »)