La politique drogues en Belgique jugée inadaptée (Le Guide Social)

Le collectif #STOP1921 souhaite faire prendre conscience de l’obsolescence de la politique de prohibition des drogues. En effet, celle-ci date de 1921 et n’a été que légèrement modifiée depuis sa création.

La loi de 1921 régit les comportements liés à l’usage de drogues de façon punitive. Depuis le début des années 60, la consommation de drogue n’a cessé d’augmenter. Avec elle s’est développé un véritable marché qui ne connait pas la crise et ce, malgré la politique répressive du royaume en matière de substances illicites. Par conséquent, le nombre de personnes incarcérées pour consommation de stupéfiants est lui aussi important : 1 détenu sur 3. La campagne #STOP1921 souhaite inverser cette logique répressive qui est un échec, au nom d’une cause qu’elle qualifie de défi de santé public. Elle est à l’initiative de la FEDITO Bruxelles, Bruxelles Laïque, et Liaison Antiprohibitionniste.

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Bruxelles: encadrer l’usage de drogue pour aider certains toxicomanes, une des propositions du plan de sécurité régional (lacapitale.be)

Un projet de plan régional de sécurité sera sur la table aujourd’hui [jeudi 24/11/2016] du Conseil régional de sécurité. Le document, que La Capitale a pu découvrir en primeur, aborde dix thématiques jugées prioritaires. Parmi elles, la drogue et les assuétudes. Avec une proposition innovante. Faire modifier une loi afin de développer deux expériences d’aide aux toxicomanes. La délivrance d’héroïne sous contrôle médical à certains toxicomanes qui ne supportent pas le traitement à la méthadone, comme le projet Tadam qui a été mené à Liège durant 2 ans.

Source : Bruxelles: encadrer l’usage de drogue pour aider certains toxicomanes, une des propositions du plan de sécurité régional – lacapitale.be

Retour sur la 3ème rencontre sur les salles de consommation à moindre risque en Belgique

La 3ème rencontre sur les salles de consommation à moindre risque en Belgique s’est tenue ce 28 avril 2015 à l’Hotel de Ville de Bruxelles.

Retour sur quelques moments de cette journée que certains ont pu suivre en direct sur Twitter (@feditobxl).

Les actes du colloque seront prochainement disponibles.

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Salle de Consommation : les Pays-Bas consolident, la France avance et la Belgique… bloque ?

Après un accueil très réservé à la proposition de loi, introduite par Willy Demeyer, visant à créer un cadre légal pour permettre la mise en route de salles de consommation à moindre risque et permettre de dispenser des traitements de substitution à la diacétylmorphine (TADAM), la majorité parlementaire a demandé que la Commission Santé de la Chambre rende un avis avant de se prononcer sur cette proposition de loi.

Une trentaine d’acteurs du secteur de la toxicomanie, dont la FEDITO BXL, a publié une carte blanche dans la Libre Belgique le 25 avril 2015, appelant le gouvernement fédéral à dépasser ses craintes et préjugés et de mettre en place une politique basée sur les résultats scientifiques, dans un ensemble cohérents de mesures.

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Pas d’héroïne médicale ni de salles de consommation: le gouvernement a tranché

La majorité a accepté mardi [31 mars 2015] que la commission de la Santé publique de la Chambre formule un avis à la commission de la Justice sur l’opportunité de légaliser la délivrance d’héroïne médicale et la mise en place de salles de consommation, seule concession accordée au député-bourgmestre de Liège Willy Demeyer (PS), auteur de deux propositions de loi favorisant une approche innovante de la prise en charge de la toxicomanie après l’échec de la répression. (RTBF/Belga) Lire la suite

Plan sida: réduction des moyens – quid des actions en matière de toxicomanie et de RdR?

Il y a un mois environ, Maggie De Block annonçait officiellement que, «faute de budgets suffisants», elle ne désignerait pas de coordinateur national pour superviser la mise en œuvre du plan sida 2014-2019. A lire l’article sur AlterEcho

En matière de toxicomanie et de réduction des risques, on peut également s’inquiéter du sort réservé aux actions annoncées par le Gouvernement fédéral en 2013.

Pour rappel, voici quelques actions extraites du le plan national VIH :

6. Les personnes qui s’injectent des drogues
ACTION 21 : Développer des actions de prévention par les pairs
ACTION 22 : Améliorer l’accès des personnes qui s’injectent des drogues aux seringues et à l’ensemble du matériel de prévention et de réduction des risques et développer des lieux de consommation à moindre risque
ACTION 23 : Développer et mettre à disposition des outils spécifiques de prévention et de promotion de la santé sexuelle pour les personnes qui s’injectent des drogues. Il s’agit de renforcer les connaissances et compétences des personnes qui s’injectent des drogues pour leur permettre de réduire les risques liés à l’injection et les risques sexuels (risques croisés)
ACTION 24 : Définir un cadre légal cohérent avec les objectifs de santé publique et de réduction des risques pour les usagers de drogues
ACTION 25 : Mieux connaître le profil des usagers et leurs comportements et évaluer les actions de réduction des risques
ACTION 26: Intégrer la réduction des risques liés à l’usage de drogues dans les consultations de soins et de cure des personnes qui s’injectent des drogues
7. Les détenus
ACTION 27 : Améliorer les connaissances et compétences des détenus en matière de prévention du VIH, des autres IST et de réduction des risques liés à l’usage de drogues, au partage de matériel d’injection et au matériel de tatouage et de piercing
ACTION 29 : Réduire la stigmatisation des détenus usagers de drogues

Le plan VIH est téléchargeable ici (PDF)

Lire également l’interpellation de la Députée Zoé Genot à la Ministre bruxelloise de la Santé Cécile Jodogne (30/01/2015)